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* Le Monde d'Anaïs.

Posted on by Arwen/Aïna.

 

 

* Le Monde est ainsi fait qu'il en existe plusieurs ;
Pourquoi n'être que l'heure d'une horloge remontée ?
Il est des Mondes heureux d'intérieurs de bonheur, 
où s'apprend le par coeur d'en être eux d'exister.
Il y a beaucoup de vie dans leurs lettres curieuses.
Il y a ce mystère qu'elles ont à partager, et puis toutes
ces pensées écrites de main joyeuses dont seul l'imaginaire
est air d'un doigt levé.
Le soir n'en descend que d'en être messager, et se pose En temps,
de Pays linéaires, lorsque parfois d'enfant l'adulte se préfère,
et s'éloigne du tant de leçons trop données.
Il faut suivre la phrase pour savoir où l'on va, s'en perdre
quelquefois en plus loin de mener, voir tout ce qu'elle cache
en forêt de secrets, et courir les sentiers de ces jouer à  
cache-cache. 
On n'est jamais tout seul d'un endroit isolé.
Celui qui croit cela est déjà arrivé, et ferme les entrées
de ce qui entre et bouge, un peu comme une porte que l'on
aurait fermée, à s'en cogner le nez d'un plus pied
qui n'en bouge.
Il y a de la lumière en page d'obscurité. Il y a tant à y lire
en chandelles allumées, que l'on en voit les mots dans leur intimité,
déshabiller leur sens des nus qu'ils ont voilés, et se porter du mieux
de leur pudeur extrême. 
Anaïs, d'enfant, en connaît le poème. Elle monte tous les soirs
en courant l'escalier, premier pied sur la marche de sa robe qui 
traîne, dans sa tour elle s'enferme d'une histoire à conter.
Il y a la chaise qu'elle tire, ses idées sur la table d'un grand livre
ouvert, et puis le tant des mots qu'elle s'invente de fables, transformant
l'irréel d'un réel univers.
Anaïs raconte, articule, énumère, parle à voix basse et de peur qu'on
l'entende, car elle sait que dehors sont des monstres à légendes, 
qui la voudraient toujours que d'un air à se taire.
Anaïs n'a pas peur dans son clair de lumière. Anaïs d'enfant, à l'âme
bien armée, et sa fragilité prend visage à colère, quand s'approchent
d'une guerre, "ces crayons mal taillés".
Anaïs grignote dans son trou de souris. 
Son petit appétit tient parfois dans un verre, un verre 
d'eau de source qu'elle avale d'ingère, et d'une goutte sirop
de framboise ou d'anis.
Le silence est son lit et d'un sommeil par terre, surtout si on lui
dit d'éteindre la lumière et qu'il sera temps demain, de s'en revoir
 d'écrits.

- " Anaïs, lui dit doucement la nuit par la fenêtre, ses deux mains posées d'une lune aux carreaux. Tu devrais enfiler ta chemise de lettres, et t'endormir tranquille toute en mots de repos ! "

Aïna

Septembre 2017.

* Reproduction interdite des textes.

* Blog sous copyright.

 

  
 

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