Overblog Follow this blog
Edit post Administration Create my blog

. Poésie-Prose.

Posted on by Arwen/Aïna.

* Toute idée de s'en aller commence par un point départ.
Le jeu de piste d'une pensée ne marche jamais au hasard.
Il y a tout le commémoré qui se protège dans le noir,
histoire d'en être à secret, et à soin de ne pas vouloir
s'en faire voir.
Il y a des soirs de mal en point, de mal en moins, de mal en pis, des soirs de lampes témoins qui se déroulent à Tapis ;
des soirs ou le bonheur c'est parfois d'être seule, 
à ramasse de tout de ce qu'en cueille l'oeil, au jardin 
du plus loin de son regard parti.
Il y a l'au revoir des flaques qu'on traverse, des pluies
en chemin à ombrelle du temps, les orages souterrains d'intérieur qui bouleversent, et tracent des inverses de retour en avant.
Et puis il y a le sens, le sens que l'on prend, le sens du moment et ses doutes sans cesse, ceux qui disent, " allez va ", mais en freinent l'adresse parce qu'il en est un qui t'attend au tournant.
Il y a cette chamade de coeur qui bat à liesse, entièrement caché dans son long manteau noir, reboutonnant les jours de son col à détresse, traînant ce qu'il en reste en lambeaux d'habit noir.
Il y a des images à longueurs de parcours, des ralentis de temps à marche de discours, dans le cheminement d'un voyage sans trace, et dont les alentours ont des miroirs de glace, qui ne manquent jamais de s'emprunter d'autour.
Juste à pointes de pieds, juste à pointes du jour, le temps d'un escalier qu'on monte ou qu'on descend, le temps d'une démarche à tomber d'un instant et qu'on passe à élan d'en retenir son souffle...
Le temps espace d'un espace temps.
Il y a des paradoxes auxquels on s'habitue ; ce qui fait pleurer l'un peut faire sourire un autre ; Il y a dans le noir des lumières de portes, que seul le silence sait ouvrir à regards.
Il y a des soleils d'obscurité bavards, qui marchent aux averses parfois de pluies qui tombent, à selon de contexte et de leur clair d'ombres, dont on est dans l'entier d'un esprit à revoir.
- Je ne sais pas ! Je marche ! Je ramasse et je cueille.
Il y a a sous ces ombrages passés d'arbres à feuilles, tellement de recueils à s'en glisser d'espace.
La poésie n'est lieu que d'une phrase qui passe...
On entend sous ses pieds lorsqu'on la voit passer, quelques clapotis d'eau qu'elle marche de flaques, dans cette discrétion de peur qu'on la remarque, à s'en évaporer de stylo aussitôt. 
Reste le paysage... de longs trottoirs de marges sur le pavé des mots...

Aïna
Mai 2017

 

Comment on this post

Marianne Morelli R 05/16/2017 10:59

J'aime beaucoup ! c'est super agréable à lire ;)